Les vieux sont des « criminels » ? (Bill Bonner)

« Je suis récemment revenu d’une croisière autour du monde. Bon nombre des passagers seniors étaient en train de faire un voyage qui coûtait, pour un couple, entre 75 000 $ et 140 000 $, et j’en ai rencontré plusieurs qui en étaient à leur troisième ou quatrième croisière de ce genre. Cela à une époque où leurs petits-enfants ou arrière-petits-enfants luttaient peut-être pour payer leurs études… ou plus tard pour trouver un dépôt pour une maison »…

« Il est temps que les seniors se lèvent pour soutenir la jeune génération ».

Aux Etats-Unis, chaque génération est censée se débrouiller seule.

En principe, en tout cas.

Les personnes âgées pensent donc qu’elles ont tout à fait le droit de dépenser elles-mêmes tout leur argent, ne laissant pas grand-chose à hériter à leurs enfants.

Les seniors ne se considèrent pas comme égoïstes.

Nombre d’entre eux pensent même rendre service à la génération suivante — la protégeant de la paresse et de la dépendance.

Ils se promènent avec des t-shirts disant « je dépense l’héritage de mes enfants ».

Au lieu de prendre soin de leurs petits-enfants ou d’aider leur descendance avec l’entreprise familiale, ils prennent leur retraite au soleil, et organisent leur vie financière de manière à ce que leur argent ne dure pas une minute de plus qu’eux.

Ils vieillissent — et exigent des places de parking réservées.

Ils passent leur temps à jouer au golf, à regarder la télévision ou à faire pression sur leur député pour obtenir encore plus d’avantages.

Les vieux n’ont pas seulement abandonné les jeunes à leur destin — ils les ont poignardés dans le dos.

C’est déjà assez épouvantable qu’ils utilisent tout leur propre argent, mais ils ne s’arrêtent pas là.

Ils dépensent aussi l’argent des autres. Puis ils dépensent de l’argent qui n’a même pas encore été gagné.

Quelle chance a la prochaine génération ! Si le manque d’argent engendre l’indépendance et la solidité, les jeunes Américains doivent être la génération la plus solide de l’histoire.

Non seulement ils doivent financer leur propre chemin dans le monde, mais ils doivent endosser un fardeau qui briserait Atlas lui-même.

Leurs parents et grands-parents leur lèguent une dette publique et des obligations non-provisionnées de plus de 200 000 milliards de dollars, selon l’estimation du professeur Laurence Kotlikoff.

http://www.la-chronique-agora.com/articles/20110311-3476.html

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