Votre maison, votre seul investissement ?


Aujourd’hui, dans un style qui vous dérange, j’ai le goût de vous partager une impression que j’ai sur cette partie toujours plus grandissante de citoyens qui croient qu’acheter une maison est la garantie d’obtenir le succès financier pour les vieux jours. Il n’est pas rare que j’entends des choses comme: «Pierre-Olivier, tu devrais devenir propriétaire, l’immobilier, ça monte tout le temps» ou bien «Achète une maison, avoir une hypothèque, c’est s’obliger à épargner». Mesdames, messieurs, je ne saurais être plus en désaccord avec ces affirmations maintes fois entendues.

La plupart du temps, ces gens qui «s’obligent à épargner» en contractant une forte hypothèque ne dégagent même plus assez de revenus par la suite pour investir quoi que ce soit dans un véhicule de placement autre que leur maison. Plusieurs fois sur ce blogue, j’ai parlé d’une sorte de loi non écrite en finance qui stipule qu’il est important, voire primordial de diversifier son portefeuille d’investissement. Malheureusement pour ces épargnants endettés, la loi s’applique aussi! Je ne connais aucun investisseur qui achèterait pour 300 000$ d’actions d’une seule et même société. Alors, si cela est inacceptable pour un portefeuille d’actions, pourquoi ce devrait l’être pour votre domicile?

La vérité avec les maisons, c’est que ce sont des biens de consommation au même titre que n’importe quel autre bien que vous achetez, à l’exception bien sûr que ce bien est pas mal plus dispendieux. Certains me diront quelque chose comme «Ben voyons P-O, tu es dans le champ ben raide!». Bien sûr, le terrain sur lequel votre maison est installé va certainement prendre de la valeur et il s’agît d’un investissement qui vaut son pesant d’or. Mais si on ne garde que la maison et que l’on fait fit du terrain, je n’y vois pas de quoi faire «la palette». Votre maison, comme n’importe quel actif, finit pas s’user, vous devez la réparer, la rénover, vous devez payer des taxes durant la période que vous l’habitez, vous devez payer aussi les intérêts à votre banquier et finalement, pour réussir à la revendre, vous devrez possiblement la «home-stager». Le vrai investisseur, celui qui veut connaître le rendement réel de son placement après l’avoir vendu se rendra probablement compte que toutes ces dépenses accumulées sur plusieurs années auront fait fondre leur rendement comme la neige fond au soleil du printemps.

Bien sûr, il y a des professionnels de l’immobilier, des fins connaisseurs qui, dans une optique de valeur, savent trouver les maisons sous-évaluées et les revendre rapidement pour un juteux profit. Par contre, cette façon de faire est réservée aux habitués du secteur et il est faux de croire que l’épargnant moyen détient ce talent à portée de mains.

Enfin, s’il y a une morale à cette histoire, c’est qu’on achète une maison pour l’habiter, pour en jouir et parce qu’on en a besoin. Pas pour «faire de l’argent», car, historiquement, si vous voulez faire fortune, vos probabilités à long terme sont biens meilleures à la bourse! C’est dans cette optique que je crois sincèrement que le jeune investisseur de la génération Y met davantage les chances de son côté lorsqu’il commence par investir une somme considérable en bourse avant de devenir propriétaire. Se faisant, il s’assure de ne jamais avoir une maison comme unique investissement.

Voilà tout! En espérant ne pas vous avoir trop traumatisé avec mon style décapant…

Par Pierre-Olivier Langevin

http://journal-y.blogspot.com/2010/08/votre-maison-votre-seul-investissement.html

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